Contre, ou pour le télétravail ? Quelques éclairages.

Dernière mise à jour le 28 avril 2025 à 08:07
J’ai participé à l’émission « On en parle » sur la Première (RTS) du 2 juin 2020. Le sujet de cette émission était le « télétravail » .
J’ai reçu beaucoup de réactions. Voici les points saillants de discussion, et quelques fausses idées qui reviennent souvent:
- Les débats sur le télétravail seraient inutiles. Non, cela permet de mieux comprendre. Le rôle de la presse est aussi d’éduquer.
- Le télétravail serait un choix binaire: être « pour » ou être « contre » ! Non, la vision sur le télétravail doit être plus nuancée.
- Le télétravail serait facile comme implémentation. Peut-être pour les petites structures de type start-up avec 1-2 personnes, et encore.
- Un télétravailleur convaincu va quitter les entreprises peu favorables à ce mode de travail. En pratique, les entreprises favorables au télétravail sont plutôt rares.
- Le télétravail serait une source d’économies pour l’entreprise. Pour une PME, c’est le contraire.
- Il serait possible de comprendre toute la complexité du télétravail en seulement 10 minutes. Non, en 10 minutes il est seulement possible d’avoir un aperçu rapide du sujet et un éclairage.
Table des matières
Le bilan et les suites du télétravail
Effectivement, comme nombreux auditeurs l’ont bien noté, tirer des conclusions après la crise actuelle est prématuré. C’est exactement ce que j’ai mentionné pendant l’émission du 2 juin 2020 sur le télétravail. En même temps, je n’irais pas si loin pour soutenir que ce débat est « inutile » . Je crois que tout débat est utile, et cela dans le but de mieux comprendre les mécanismes qui se trouvent derrière un sujet particulier. Encore quand il s’agit d’un sujet de société.
En même temps, le contexte actuel de la pandémie est différent. À ce stade, nous n’avons aucune expérience sur la direction prédominante après la « sortie de crise » .
Certes, il y a quelques tendances qui se dessinent, comme une meilleure acceptation du télétravail. Mais il y a aussi le danger d’une augmentation des délocalisations. L’uberisation du télétravailleur en est une autre. Je mentionne ces tendances depuis le début de la crise déjà, autant sur mon blog que dans la presse.
Le télétravail
J’ai 30 ans d’expérience en télétravail, dans le cadre des multinationales, PME, et aussi comme indépendante. Mon expérience en télétravail couvre plusieurs zones géographiques, divers fuseaux horaires, et secteurs d’activité. Je connais bien les contraintes et les points de vue des deux côtés: et cela autant comme entreprise, qu’employée, ou consultant externe.
Je ne prétends pas de tout connaître sur ce sujet, mais mon expérience m’a permis d’avoir une vision plus nuancée et large. Ainsi, je ne suis pas totalement « pour » ou totalement « contre » le télétravail. La situation de
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Qui décide sur la présence en télétravail ?
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La rébellion du télétravailleur
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Le choix d’aller vers le télétravail
Alors, faut-il aller vers le télétravail ou pas ? En premier lieu, cette décision est en fonction du type d’entreprise.
Les entreprises ou les métiers fortement technologiques comme Microsoft ou SalesForce, ou IBM, sont exclues de ce débat. Il est évident que l’implémentation est facilitée pour un type de métier qui facilite le télétravail. Contrairement à un autre type d’entreprise, leurs processus opérationnels sont aussi plus simples à cadrer.
Comme je l’ai déjà mentionné pendant l’émission, le développement informatique et autres métiers digitalisés se prêtent très bien au télétravail. Mais un tel télétravailleur n’est pas du tout dans la même situation qu’un employé polyvalent d’une PME, ou celui avec plusieurs contraintes physiques comme l’accès aux documents papier, ou quand il y a un grand besoin de rencontrer sa clientèle.
Choisir 1 ou 2 jours en télétravail ? Ou plus ?
Ensuite, le débat sur 1 ou 2 jours en télétravail complexifie les processus d’une entreprise. Paradoxalement, un taux de 100% est plus facile à gérer qu’un taux de 10%. C’est la partie variable qui est plus difficile à intégrer.
À titre d’exemple, voici quelques questions dans la phase préliminaire.
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Le télétravail est-il réellement moins coûteux ?
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Apprendre plus sur le télétravail
Avez-vous un intérêt particulier sur un sujet de l’émission « On en parle » ? Rien de plus facile, tous les liens mentionnés pendant une émission figurent toujours sur le site de la RTS (Radio Télévision Suisse Romande). N’hésitez pas à le consulter, d’autant que les journalistes font un très bon travail et centralisent les liens intéressants.
Une émission matinale comme « On en parle » a le mérite de lancer le débat sur un sujet, et cela en seulement quelques minutes.
Cette courte émission n’a pas comme but de délivrer une formation de quelques jours qui couvre différentes situations d’entreprise, des expériences variées, et des cultures d’entreprises aussi variées que les secteurs d’activité ou les lieux d’activité. Pour cela, il y a des cabinets comme le mien, et qui, entre autres, offrent aussi un volet de « Conseil et Implémentation du télétravail » . Voici le lien: https://www.debbaut.solutions/fr/nos-services/implementation-teletravail/
Dans mon blog sur le journal LeTemps.ch, j’ai offert quelques pistes pour augmenter les chances d’une implémentation réussie du télétravail. Avant mon intervention, le journaliste de l’émission « On en parle » a mentionné l’existence de ce blog. Voici le lien vers ce blog: https://blogs.letemps.ch/elena-debbaut/#Les_exigences_du_teletravail
Le télétravail reste un projet complexe, malgré sa facilité apparente. D’abord, il y a l’aspect culturel. Ensuite, vous avez l’aspect pratique lié à la partie opérationnelle et légale. Au final, vous avez l’aspect humain.
Pour aller plus loin avec le télétravail: d’autres réflexions et échanges autour de ce sujet ont été mentionnées dans les articles suivants.
- Comment implémenter et maintenir les bonnes pratiques de cybersécurité pour le travail à distance — une approche business
- Comment une entreprise peut réussir son projet de télétravail, tout en évitant les erreurs et les oublis — un article publié sur le blog du journal LeTemps
- [interview pour le journal suisse Le Temps] Elena Debbaut sur le télétravail: «Certains dirigeants sont toujours convaincus qu’il s’agit de vacances à la maison» — un article publié en première page, dans la rubrique ‘à la une’
- Mon parcours en télétravail et les erreurs à éviter — un partage d’expérience
- Comment un système d’information (SI) centralisé peut faciliter le travail à distance — quelques recommandations pour réussir la communication entre les diverses zones fonctionnelle d’une entreprise
- Quelques chiffres du télétravail sur le marché suisse et une intervention dans un article très bien écrit publié sur Swissinfo — La crise du coronavirus devrait profiter au télétravail, mais sans révolution — tout ce que vous devez savoir sur l’implémentation réussie d’un projet de travail à distance
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Basée en Suisse depuis 2001. Langues: Français, Roumain, Anglais.
Interventions en tant que directeur stratégique consultatif pour les transformations et améliorations des entreprises – niveau corporate ou en assumant un rôle intérimaire CEO Ad Interim – Directeur Intérim Marketing CMO – Directeur Interim IT/CTO – Directeur Intérim Opérations COO – Directeur PMO gestion de projets au niveau de l’implémentation pratique sur le terrain.
En fonction des missions et de manière ponctuelle, interventions comme consultant spécialisé en stratégie marketing mix tout canal, le marketing digital, ainsi que le marketing social médias.



